Le ver est dans le fruit

L’expression est singulière et renvoie à une réalité dans les jardins où les produits sanitaires sont proscrits.

Le ver est dans les fruits devrait-on dire, car de nombreux fruits sont concernés. De la cerise à la noisette, en passant par la pomme ou la prune.

Dans mon jardin, où deux pruniers étaient particulièrement chargés cette année, les premières prunes qui semblaient mures, étaient en fait véreuses pour la plupart.

Il faut donc éviter de se précipiter et engloutir les premiers fruits sans vérification, car ils sont souvent habités.

La présence du ver a cet effet secondaire de faire mûrir le fruit avant qu’il ne pourrisse, l’étape suivante.

Pour les pommes, c’est la même chose. En Normandie, région de prédilection du pommier de plein vent, les premières pommes qui tombent sont gâtées. Ma mère ramassait ces pommes et en faisait des compotes. Il suffisait de retirer les parties abîmées pour pouvoir profiter sous cette forme de pommes mures avant l’heure.

Les spécialistes recommandent la mise en place de pièges à phéromones au moment du vol du papillon ( carpocapse ).

Compte tenu de l’abondance des récoltes, je me contente de ramasser au fur à mesure les fruits tombés, pour interrompre le cycle de reproduction de la bestiole.

Après tout cet animal a sans doute également son utilité.

Pour les prunes, un problème plus important est la propagation de la moniliose en cas de période humide. J’ai testé cette année la pulvérisation de bicarbonate de soude, qui m’a semblé limiter la propagation du champignon. Mais j’en reparlerai dans l’usage possible contre le mildiou ou l’oïdium au potager.

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