Chats et Jardin

mai 27th, 2009

Les chats et moi, c’aurait pu être le titre de ce blog. Depuis la petite enfance nos destins intimement mélés. Quelque chose à voir avec la littérature aussi.

Evidemment le chat est venu tranquille côté cour, quand le jardin est dans la nuit, dans l’oubli.

Le chat fait sa place en ronronnant. Il est déjà de la famille.

Le jardinier est partagé. Côté cour, il se réjouit, mais il voit venir le printemps avec angoisse.

Chats et jardin !

Après le chaos

avril 15th, 2009

La gestation de ce blog en hiver m’incitait à choisir ce titre. Le côté cour avait pris le dessus et la crise est profonde.

Elle n’est pas réellement une surprise mais son ampleur si. Lecteur assidu du Monde diplo, de bulle en bulle, il était écrit que le système s’essouflait.

Allait-il vers son écroulement, rien n’était moins sur. Mais l’implosion est en réalité bien plus destructrice.

Les systèmes apparement les plus solides sont sujets à l’implosion. L’URSS et ses satellites en ont fait l’expérience, il y a une vingtaine d’années, le capitalisme financier aujourd’hui.

Après le chaos ce n’est pas avant le chaos. S’attacher aux effets empêche parfois de voir la cause. L’origine de la crise remonte à la fin des trente glorieuses, dans les années 70. Après ces 30 années de reconstruction et d’expansion, le système s’essouffle, capitalisme occidental d’un côté, capitalisme d’état de l’autre. La crise en sa première version est alors définie comme « pétrolière ». Déjà on nous incite à économiser l’énergie.

Le véritable relais de croissance du système, c’est la prise du pouvoir par la pensée néo libérale. Elle va de pair avec l’implosion de l’autre système : le soviétique. Thatcher, Reagan et Cie, début d’un long périple, de ce qui sera nommé  »mondialisation ».

C’est sur ce terreau fertile  -ô mon jardin – que se développera la financiarisation. Le nouveau système a des hoquets, ou flatule (c’est au choix). Bulle des pays émergents, Argentine, bulle asiatique, Pays de l’Est, bulle Internet, nous voilà dans les années 2000.

Un étrange couple s’est créé et qui mène la danse. Qui l’a appelé chimérique ? La Chine qui produit pour le reste du monde et entasse des réserves de dollars, en serrant la vis sécuritaire en interne. Les USA qui consomment et s’endettent à tout va, mais est-ce grave docteur tant que la Chine rétablit l’équilibre ?

La mondialisation qui tire les salaires vers le bas est une épée de Damoclès  mais tant que le crédit fonctionne la dette n’est pas un problème. Ni celle des états ni celle des ménages.

La financiarisation c’est de la croissance et de la richesse  pour aujourd’hui, une martingale incroyable… basée il est vrai sur la possibilité de rembourser ces dettes dans le futur. Les ménages endettés voient le prix de leurs maisons s’envoler, le système semble parfait. Tout ceci bien  sur n’est qu’une bulle : la bulle de la dette.

Entre temps de savants experts ont inventé des produits très spéciaux qui diluent le rique, Subprimes, CDO, ALT-A… Lorsque la bulle explose, tout le monde s’aperçoit que le risque est devenu systémique.

La phase actuelle de la crise s’apparente plus à une promenade au bord du gouffre, le chaos c’est la période historique qui précède déjà, mais c’est aussi et surtout la période actuelle. Et après le chaos, un raccourci, une vision optimiste, un humble pari sur l’avenir.

Amis jardiniers

avril 4th, 2009

Amis jardiniers je vous le dis. Chaque année commence avec un printemps.

Le jardinier doit s’accomoder du ciel, de la terre et de la définition d’un jardin.

Définition qui renvoie chaque jardinier à son image du monde et s’il n’en a pas, à la vision que le monde a d’un jardin. Autant dire d’emblée -et tant pis pour le maigre suspense – que des idées j’en ai.

Et l’idée de ce blog en découle. C’est à une approche très personnelle du jardin et des rapports qui unissent le jardin et la cour, ou qui les opposent selon les circonstances, à laquelle que je vous invite.

Un jardin parmi les autres cependant, quelle que soit sa touche personnelle, car il faut bien commencer un jour, et des générations de jardiniers ont défriché pour nous le terrain.

JCL